Gestion des émotions : que disent nos émotions de nous ?

Gestion des émotions : que disent nos émotions de nous ?

Les émotions sont vitales pour nous, on en ressent des milliers chaque jour. C’est pour cette raison que je fais cet article parmi les premiers de mon blog pour mieux les connaître et les utiliser dans le bon sens.La gestion des émotions est primordiale dans notre vie.

Savoir comment gérer les émotions qui te submergent va t’aider au quotidien.

Commençons par définir ce que c’est qu’une émotion. L’émotion de la racine latine emovere « mettre en mouvement », est un mouvement d’énergie qui va d’une partie à une autre. Une émotion est une réaction psychologique et physique à une situation.

Les émotions naissent au cœur de notre cerveau au niveau du système limbique, aussi appelé cerveau émotionnel. Le système limbique joue un rôle important dans la mémoire et les réactions comportementales d’ordre alimentaire, sexuel ou social.

Dans quoi interviennent nos émotions ?

 

Les émotions sont des pépites à condition de savoir les reconnaître, les accueillir et les utiliser.

La particularité des émotions est leurs expressions faciales. En effet, savoir lire sur le visage facilite nos relations. Dans la vie sociale il est important de savoir détecter les émotions pour adapter notre comportement et mieux communiquer avec les autres. Si je vois une amie triste, je vais chercher à la consoler…

Les émotions agissent sur nos comportements quotidiens, sur nos choix et nos perceptions.

Elles sont en rapport étroit et permanent avec nos décisions et nos actions. Si je travaille sur mon projet et que je suis triste, je vais avoir tendance à m’investir moins, à voir l’avenir morose ; à contrario si je suis joyeuse, je vais entreprendre plus de choses et être plus dans l’action.

En outre, les émotions jouent un rôle clé dans tous processus d’apprentissage en agissant sur la capacité de mémorisation de l’apprenant, sur sa rétention de l’information et sur son attention. Si je fais les devoirs avec mon fils et que je lui crie dessus (ou lui dit qu’il ne comprend rien), il va être triste ou avoir peur, sa concentration va baisser et le peu qu’il mémorisera sera peine perdue puisque cet apprentissage est lié à une émotion négative : il ‘n’aura donc pas envie de s’y replonger.

Les émotions primaires

Au nombre de six, elles sont innées et automatiques (on ne peut pas les supprimer), on les exprime pour faire face à une situation d’urgence. Elles sont dans notre “kit de survie” avec lequel on est naît :

  • La peur.
  • La colère.
  • Le dégoût.
  • La tristesse.
  • La joie.
  • La surprise.

Ce sont des émotions de courte durée, entre 30 sec à 2 min pour une personne normale. Et dès que sa fonction adaptative est terminée elle disparaît.

Les émotions sont là pour répondre à des besoins spécifiques, visitons rapidement chacune d’elles ;

  • La peur qui nous paralyse et nous pousse à la fuite, elle apparaît face à ce que nous percevons comme une menace ou un danger. Elle nous dit alors que nous avons besoin de sécurité et de protection.

  • La colère surgit devant un obstacle ou devant ce que nous percevons comme étant une atteinte à notre intégrité. A la différence de la peur qui nous pousse à la fuite, la colère nous invite au combat pour nous défendre. Le besoin qui l’accompagne est le changement. Ainsi quand l’obstacle n’en est plus un, la colère nous quitte. Mais si le changement est impossible, seule une réparation qui nous semble juste peut faire disparaître la colère.
  • Le dégoût s’exprime par le rejet. Cette émotion nous traverse devant ce qui nous répulse, devant ce que nous ne voulons pas intégrer ou assimiler. Le dégoût nous invite à nous affirmer en nous rapprochant de nos goûts et de nos valeurs. Entre autres, il nous permet d’éloigner de nous tout ce qui est mauvais pour notre organisme.
  • La tristesse nous pousse au repli et naît avec l’idée de séparation, de défaite et surtout de perte. Cela peut être la perte d’un objet, d’une personne, d’un idéal ou de bien d’autres choses. La tristesse nous apprend ce qui est important pour nous. Son besoin est l’acceptation. Quand l’acceptation apparaît, la tristesse disparaît. Par exemple, considérer ce qu’une perte nous fait gagner en apprentissage ou en nouvelles opportunités est un moyen de l’accepter.
  • La joie nous envahit devant ce qu’on perçoit comme une ouverture, une possibilité devant ce qui nous permet de satisfaire nos désirs. C’est la seule émotion qui a pour effet de rester plus longtemps quand son besoin de partage est comblé. C’est aussi la seule émotion qui affecte toutes les parties du corps par un afflux d’énergie. Au niveau social, elle permet de mieux s’intégrer au groupe.
  • Avec la surprise, on est saisi par l’inattendu et l’imprévu. Elle nous invite à l’éveil, par nos sens. Notre besoin, c’est d’évaluer la situation. Cette évaluation laisse souvent place à une autre émotion comme la colère, la tristesse ou la joie. Si c’est la joie qui nous traverse, la surprise peut mener au rire.

 Chaque émotion nous apporte un message sur lequel est marqué un besoin dont il nous appartient de répondre, ou non.

 Ce qui est extraordinaire c’est que rien qu’avec les pensées on peut stimuler le centre des émotions et avoir le même résultat. Si je pense à une amie que j’aime je vais être joyeuse, par contre si je pense à quelqu’un avec qui j’ai un différent je vais être en colère. D’où l’importance d’être attentive à ses pensées ; Il vaut mieux avoir des pensées positives que négatives !!

 Identifier le déclencheur de l’émotion est une clé intéressante, cela nous permet de relier l’émotion à une situation concrète et lui donner du sens. Le déclencheur peut être interne (appréhension, un a priori, une attente de longue date…) ou externe (recevoir des félicitations, se faire agresser, apprendre une mauvaise nouvelle…).

 Certaines personnes restent bloquées sur des émotions (souvent les négatives, quel dommage !), se faire aider par une tierce personne peut être une alternative pour revenir un état moins nocif pour elles.

Les émotions secondaires

Elles font partie de l’acquis, elles vont être générées par l’expérience et dès le plus jeûne âge. Elles sont plus du domaine du sentiment ou de l’état qui est plus ou moins constant. On peut être dans un état de bien être, d’anxiété…

Voici quelques exemples d’émotions secondaires :

  • La détente.
  • La confiance.
  • L’émerveillement.
  • La honte.
  • La terreur.
  • La jalousie.

    Imaginons deux enfants, le premier est dans une famille bienveillante qui prend le temps de lui expliquer les choses, le câline, le sécurise, l’écoute, le valorise… et le deuxième est dans une famille qui le néglige, le rabaisse, le punit et va jusqu’à le frapper. Quelles émotions selon vous vont développer ses deux enfants ?

Il est clair qu’il y en a un plus avantagé que l’autre.

En conclusion

Ressentir une émotion n’est pas un problème mais plutôt un indicateur, c’est ce que nous en faisons qui peut être problématique.

Comprendre ce que disent nos émotions aide à se connaître et à mieux communiquer nos perceptions et nos besoins.

Les émotions sont communicatives c’est pour cela qu’on pleure devant certains films. Il ne s’agit pas d’absorber l’émotion de l’autre mais plutôt de se demander ce que je veux faire avec l’émotion ressentie. Si l’autre est en colère est ce que j’ai besoin d’être moi aussi en colère ? Sa colère lui appartient, je peux l’écouter ou pas, rester ou pas …

Tu es maîtresse de tes émotions et de tes actions. En contrôlant tes pensées négatives et en étant plus attentive à tes émotions tu peux augmenter ton bien être. Te dire qu’elles sont là pour t’indiquer que quelque chose ne va pas, elles t’incitent à changer, à agir, à consoler, à dire non à l’injustice…

Maintenant à toi de jouer ! Laisse moi un commentaire pour me dire ce que tu vas mettre en place suite à la lecture de cet article.

Photo by Lidya Nada on Unsplash

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Cet article a 2 commentaires

  1. Bonjour Latifa,

    Merci pour cette introduction aux émotions. Je ne connaissais pas la classification en émotions primaires et secondaires, c’est très intéressant. Il est vraiment dommage que nous n’apprenions pas tout cela à l’école, et que la majorité de la population reste pour ainsi dire analphabète en ce qui concerne les émotions et tout ce qui leur est lié.

    Ce que je retiens après avoir lu ton article, c’est que le travail commence par la reconnaissance des émotions. Pendant de longues années, j’ai vécu dans un état de “soupe émotionnelle”, où je ressentais beaucoup de choses, mais étais incapable d’identifier précisément de quoi il s’agissait. Et comme tu le dis bien, les émotions sont de précieux messages, qu’il nous appartient de décrypter. Dans mon cas, je ne savais comment réagir avec justesse à ce que je ressentais, et surtout, je ne réussissais pas à définir mes besoins, et encore moins à les formuler.

    Lorsqu’on se met dans une position d’observation de nos émotions, automatiquement, on prend une certaine distance avec celles-ci. Cela met fin à l’attitude que nous avons trop souvent, à savoir de subir tout ce qui nous traverse sans aucun recul. La route est longue afin de se connaître soi-même, mais elle vaut assurément le coup. J’ai sur ma liste de lecture deux ouvrages concernant les émotions : “L’intelligence émotionnelle” de Daniel Goleman (https://www.amazon.fr/Lintelligence-%C3%A9motionnelle-Int%C3%A9grale-Daniel-Goleman/dp/229010065X/) et “Vivre mieux avec ses émotions” des Dr Martin Desseilles et Moïra Mikolajczak (https://www.amazon.fr/Vivre-mieux-avec-ses-%C3%A9motions/dp/2738134130/). Les as-tu lus ?

    J’ai une petite question : selon toi, les émotions sont-elles elles-mêmes le message ou bien sont-elles le messager qui nous livre le message ?

    Pour finir, l’action que je vais mettre en place après la lecture de cet article est de nommer dans ma tête les émotions que je ressens, et de m’efforcer d’identifier le message qu’elles m’envoient. La prochaine étape sera celle de la communication, où il me faudra apprendre à communiquer mes émotions dans les situations où cela est nécessaire, et ce de manière harmonieuse et non-violente. Que de travail en perspective !

    Merci encore pour cet article,
    Et à très bientôt,
    Camille

    1. Latifa Rachid

      Bonjour Camille
      En effet les émotions çà nous apprend beaucoup de choses sur nous même. Grâce à elles on apprend nos valeurs, ce qui est important pour nous ce qu’on aime ce qu’on déteste. Plus tu vas t’observer plus tu vas te connaître et plus tu vas donner un nom précis à ton émotion plus tu vas être experte.
      par rapport à ta question sur le message où le message du message. Tu peux te poser sincèrement la question qu’est ce que cette émotion réveille en moi et aller chercher au plus profond tu trouveras peut être des blessures d’enfance, de l’injustice, …
      Si c’est une blessure d’enfance, se dire que j’étais jeune et je ne pouvais pas me défendre et que maintenant je suis adulte et je peux me protéger….
      Si c’est injustice te demander comment tu peux aider ?
      De façon générale, pose toi la question de ce que tu veux améliorer et mets des actions en place pour l’atteindre.
      Concernant les livres que tu as cités je ne les ai pas lu.
      Les émotions me passionnent, je continue ma recherche dessus

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